dimanche 28 juin 2009

Voyage à Rome I



Où trouver les œuvres de quelques grands artistes à Rome


Caravage (sauf musées)
  • Saint-Mathieu et l’Ange + Vocation de Saint-Mathieu + Martyre de Saint-Mathieu : S. Luigi dei Francesi
  • Crucifiement de Pierre + Conversion de Paul : S. Maria del Popolo
  • Madone aux pèlerins : S. Agostino

Michel-Ange
  • Moïse (tombeau de Jules II ) : S. Pietre in Vincoli (Saint Pierre aux liens)
  • Pietà : Saint Pierre de Rome
  • Christ rédempteur : S. Maria sopra Minerva
  • Place: Place du Capitole

Borromini
  • Escalier hélicoïdal : Palais Barberini
  • Perspective truquée : Palais Spada
  • Façade + coupole : S. Carlo alle quattro fontane
  • Cour intérieure, lanternon, coupole : S. Ivo della Sapienca

Le Bernin
  • Enlèvement de Proserpine + Apollon et Daphné + David + La Vérité… : Palais Borghese
  • Extase de Sainte-Thérèse : S. Maria della Vittoria
  • Bienheureuse Ludovica Albertoni (extase) : S. Francesco a Ripa
  • Eglise : S. Andrea al Quirinale
  • Fontaines : Piazza Navona
  • Escalier principal + fontaine au trident : Palais Barberini

Trompe l’œil

Pozzo
  • Plafond en trompe-l’œil et coupole : S. Ignazio

Giovanni Battista Gaulli
  • Plafond en trompe-l’œil et coupole : Gesù





dimanche 14 juin 2009

De l’eau de rose à l’eau de cuisson


Les Âmes grises, Philippe Claudel, Le Livre de Poche 2006
Les Âmes grises de Philippe Claudel est un bouquin tout gris, qui se lit et se lit bien.
Il m'arrive parfois de m'interroger sur la raison d'être d'un roman. Pourquoi ce sentiment étrange, ce vertige, avec Philippe Claudel comme avec certains autres (voir le Ps)? C’est peut-être la tension entre une débauche impressionnante de savoir-faire et un résultat qui semble académique jusqu’au pompier.
Les Âmes grises est de facture classique.
L’usage des temps, (imparfait, passé simple, passé composé et présent…) mériterait une mention spéciale « cas d’école » à livrer aux étudiants étrangers qui veulent comprendre les modes (« manière dont le verbe exprime le fait ») en français. Tout est correct, pas de surprise, pas d’écart, du non style en somme.
Le sujet n'est pas nouveau non plus : associer guerre de 14 et désillusion... Et le dégoût métaphysique est propre à saper les idéaux patriotiques… Et se placer dans le cœur d'un homme lambda, avec réalisme subjectif, étouffe toute grandeur (depuis le Waterloo de Fabrice del Dongo dans La Chartreuse de Parme)...

mardi 26 mai 2009

EN REVENANT DU PANTHÉON...

"Affaire coquette" : amateurs d'architecture, cette maison est à vendre :
***
Hier, près du Panthéon, je me disais qu'on pouvait peut-être tirer des enseignements occultes d'une géographie mondiale des "panthéons" ; de ces très grandes coupoles néoclassiques posées sur des colonnes. On pense tout de suite (après Paris) à Rome, pour l'origine, puis Londres et Washington.

vendredi 17 avril 2009

Air de Paris

Il y a dans Paris des objets qui apparaissent, puis disparaissent sans laisser de trace, si ce n’est dans le souvenir de quelques nostalgiques désœuvrés.
Qui se souvient, rue Saint-Jacques, en face du Port Salut, juste au coin de la rue Malebranche, d’une tirette? Cette machine vissée au mur, accessible à toute heure et donc en cas d’urgence, proposait des boîtes à surprises. Une pièce de 5 francs dans la fente et on ouvrait d'un coup sec une espèce de tiroir pour s’emparer d’une petite boîte en carton portant ce slogan naïf qui s'est inscrit dans la mémoire collective : « Plaisir d’offrir. Joie de recevoir ». Dans la boîte, quelques babioles : bijou fantaisie, figurine, bonbon, yoyo, ballon ou farce.

jeudi 19 mars 2009

Ironie versus enthousiasme?



Stendhal :


“Le plaisir de montrer de l’ironie étouffe le bonheur d’avoir de l’enthousiasme.”


lundi 16 mars 2009

Consommation  

Prairies vertes  
Frais fromages
Chevaux fougueux
Maisons basses  
De bois et de planches.  

Jolis rêves  
D’emballages  
Pour quelque argent  
Dans la poche.  
Mais quoi faire dimanche ? 


vendredi 13 mars 2009

Passer


Une rue, c'est une ligne qui va d'un point à un autre, mais bordée d'histoires et de gens qui ont fixé leur destinée tout au long du chemin, ici ou là, et vous passez devant ces halots de fixité qui pour vous sont des eaux courantes, des tapis coulissants sur les abords de votre véhicule orienté vers la gare, la banque, le hasard ou le but que la croix sur votre agenda ou l’alerte dans votre mémoire vous assigne pour l’heure ou la minute à venir, instant à l’approche, île posée sur le flot vivant, qui semble attendre hors du temps tout autour, dont vous faites partie, un rendez-vous parmi tant d’autres, un rendez-vous qui, un jour, par un remous ou un courant vous amène à l’accoster pour une escale unique, passagère, coutumière ou bien définitive.