La G.A.V. (garde à vue)
Je parle d'expérience...
Ceux qui n’y ont pas goûté n’imaginent pas un instant ce qui se joue chaque jour et chaque nuit à leur porte, dans le commissariat de leur quartier. Plus grand sera leur étonnement si leur tour venait. Assuré de son immunité par le seul fait d’être un citoyen ordinaire et sans histoire, chacun se sent à l’abri. Cette tranquillité le rendra plus vulnérable! Les témoignages de personnes effarées concordent : chacun peut finir au poste. Croiser un policier, c’est sans s’en douter frôler le trou. Christophe Mercier, critique littéraire au Figaro a raconté son histoire, publiée chez Phébus (Garde à Vue, Phébus, 2007, 30 pages, 3 €)… et Frédéric Beigbeder raconte la sienne dans Un Roman français[1], (Grasset, août 2009, 18 €).
Pour ma part, je me rendais tranquillement au travail à vélo quand par inadvertance, je grillai un feu juste devant le Sénat. Pas d’intersection, juste un passage piéton et un feu rendu peu visible par un camion en stationnement provisoire. J’entendis derrière moi un agent me signaler la chose.




